Pourquoi il ne faut jamais suivre le troupeau en trading

Pourquoi il ne faut jamais suivre le troupeau en trading

En mars 2000, 99 % des analystes financiers étaient acheteurs. Est-ce par malhonnêteté ou une manipulation généralisée ? Difficile à croire surtout que l’on parle de milliers d’analystes… Par ailleurs, ces analystes ont souvent pas mal d’ego et feront tout pour ne pas être discrédités.  Mais ce qu’il faut comprendre c’est que pour un analyste financier, « mieux vaut avoir tort avec la masse que raison seul ». Il coûte cher d’aller contre le consensus dominant car si on est le seul à se tromper, on risque d’être lourdement discrédité.

Dans certains cas, l’analyste doit presque aller dans le sens de son client sous peine d’être considéré comme un rabat-joie. L’ancien président de la Société française des analystes financiers (SFAF), Bernard Coupez, l’évoque ainsi : « Certains patrons de bureaux d’études me disaient en 1999 et en 2000 que leurs analystes commençaient à perdre toute crédibilité : en dépit de leurs bons diagnostics sur les entreprises, personne ne voulait plus les écouter car leurs raisonnements étaient trop prudents. La parole est actuellement à des opérateurs de marché plus ambitieux et enthousiastes, ou qui raisonnent à plus court terme »

Lors de la même conférence, Frédéric Leroux, éditorialiste à l’AGEFI, assimilera les analystes financiers à des commissaires-priseurs : « C’est plutôt la hausse incroyable des marchés qui a rendu les analystes fous en même temps que tout le monde. L’analyste a dû se transformer, sous la pression de ses clients, en commissaire-priseur. Le but poursuivi n’était pas d’expliquer ce que devait valoir un titre, mais plutôt pourquoi le marché estimait que le titre valait son cours »

Plutôt que de parler de malhonnêteté des experts financiers, nous sommes plus confrontés à un problème de compétence (les fondamentaux sont souvent insuffisants pour mener un bon diagnostic financier). À cela s’ajoute une certaine pression de leur environnement :

  • Les analystes doivent toujours avoir un avis. Les journalistes, mais également le grand public leur demandent de se prononcer sur l’évolution probable des marchés ainsi que sur les titres qu’il faut privilégier.
  • L’avis de l’analyste doit correspondre à la croyance partagée à un moment donné par le grand public, sous peine d’être vu de manière condescendante.

Un exemple historique qui m’a beaucoup aide à mieux cerner le marché est celui du titre BULL. L’exemple du titre Bull montre de manière flagrante le mimétisme des analystes financiers. Lorsque le titre valait 25 €, le consensus des analystes financiers était à une écrasante majorité vendeur à juste titre : l’entreprise n’était pas en bonne santé et n’offrait pas de perspectives attrayantes par rapport à la concurrence.

Pourtant, la progression du titre attisait l’intérêt des analystes financiers. Il a suffi qu’un analyste financier passe acheteur sur le titre pour que tous les autres suivent. Étonnamment, la plupart d’entre eux (pourtant censés être des experts employés pour traquer ces anomalies) étaient acheteurs juste avant le fort retournement baissier qui suivit.

A propos Thami Kabbaj

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